Calvitie et Psychologie : 4 effets psychologiques liés à la perte de cheveux

Anthony Divers 10 Comments

JaredMinoxFina4
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La perte de cheveux affecte des millions d’hommes et de femmes, jeunes et vieux. Elle peut diminuer l’estime de soi,  la confiance en soi et limiter la possibilité de profiter pleinement de la vie. Les personnes qui deviennent chauves dans leur jeune âge peuvent se sentir privé d’un élément essentiel de leur jeunesse. Ce sentiment est créé et confirmé par les cultures du monde entier. Et il est renforcé par les médias (télé, presse écrite, cinéma) qui associent souvent les images de personnes avec un crâne plein de cheveux avec des concepts tels que la réussite, l’attractivité, la jeunesse ou la sexualité.

La calvitie affecte les gens de différentes manières, mais certaines réactions émotionnelles semblent être partagées par beaucoup.

1 – L’impression d’être moins attractif sur le plan sexuel

La préoccupation la plus commune des gens qui commencent à perdre leurs cheveux est de se sentir moins attrayant pour le sexe opposé. La chose intéressante est que ce n’est souvent que le point de vue de la personne qui est chauve et non celui du partenaire de la personne. Les conjoints de ceux qui subissent une perte de cheveux affirment souvent que la seule chose qui les dérange, c’est que cela rend leur partenaire déprimé. La calvitie ne les dérange pas en soi.

Il est intéressant que les femmes expriment parfois qu’elles désirent que leurs époux paraissent bien pour les photos de mariage, mais une fois mariées, elles deviennent beaucoup moins préoccupées par les cheveux de leur conjoint. En fait, quand un homme marié devient soudainement intéressé pour faire une greffe de cheveux, la conjointe suspecte l’existence d’intérêts extra-conjugaux. Et très souvent, elle s’oppose même à ce que l’époux passe par ce type de chirurgie.

Pour les célibataires en quête de partenaires, la calvitie peut également être vécue comme un boulet un peu lourd à traîner. C’est une des premières choses que votre conquête potentielle voit. Elle fait partie de vous. Et elle vous définit en partie physiquement aux yeux des autres. Il n’y a pas d’autre alternative que de l’accepter, de l’assumer fièrement et même d’en jouer par moment.

L’assurance, la confiance en soi ou la mise en scène de soi sont des mécanismes mentaux pour lesquels il faut travailler sur soi pour apprendre à se connaître, comme une sorte d’entraînement et d’auto-formation. Vous pouvez consulter quelques astuces ici. Il n’y a pas vraiment de mode d’emploi pour les choses de l’amour. Chacun apprend à sa manière, à son rythme.

Rappelez-vous qu’au delà du poids de l’habitus et de l’environnement social ou culturel dans lequel on vit, notre corps et nos phéromones agissent pour nous. Comme s’ils nous guidaient instinctivement vers des partenaires potentiels avec qui la probabilité de « concrétiser » est forte. Au final, on s’aperçoit que la difficulté n’est pas d’être choisi/élu mais de choisir/élire…

Les femmes semblent croire que la perte de cheveux des femmes est moins acceptable que celle des hommes. Bien que cela puisse être vrai, la grande majorité des femmes ont une perte de cheveux dans un modèle qui peut être facilement camouflé. Les femmes sont souvent rassurées quand elles réalisent que 40% des femmes souffrent de perte de cheveux au cours de leur vie, mais c’est à un si petit degré que c’est rarement perçu par les autres.

2 – La peur de la discrimination professionnelle

La calvitie est un marqueur universel de vieillissement, avec une chevelure qui diminue et s’amincit progressivement au fil du temps. Votre corps change lentement, avec plus d’affaissement, de rides et une masse musculaire qui diminue. Cependant, la perte de cheveux peut survenir soudainement à un jeune âge, vous faisant apparaître beaucoup plus vieux que vous êtes réellement.

Une préoccupation pratique liée au fait d’avoir l’air plus vieux en étant chauve, c’est que la personne peut ne pas paraître aussi compétitive qu’une personne plus jeune ou avec une chevelure dense sur le marché du travail. Et malheureusement, des études ont montré que c’est un phénomène réel. Lorsque les employeurs sélectionnent des demandeurs d’emploi, toutes autres choses étant égales par ailleurs, ceux avec les cheveux sont considérés plus favorablement que ceux qui sont chauves.

Mais là encore, comme pour les choses de l’amour, il semble qu’avoir ou ne pas avoir de cheveux n’est qu’un élément secondaire du processus de recrutement. En dépit des études qui montre une tendance sociologique à préférer le plus chevelu au moins chevelu pour un poste x lorsque les compétences et le parcours professionnel sont égaux par ailleurs, sachez vous adapter et rebondir en apprenant de vos erreurs ou de vos imperfections.

A votre avis, si 2 candidats avec une tignasse et un CV équivalents sont dans la course finale pour un même poste, que pense le candidat qui a été écarté au profit de l’autre ? Va-t-il vraiment chercher à satisfaire son ego ou justifier son échec pour une histoire de coupe de cheveux ? Et que dire si le recruteur est chauve ? Convenez que la réponse est ailleurs.

Comme la candidat, le recruteur trimballe et projette ses angoisses et ses fantasmes sur la perle rare ou le mouton à 5 pattes. Bien recruter est difficile. Il faut gérer du risque. La confiance ne se décrète pas quand on ne connaît pas la personne en face de soi. Elle se construit. Elle s’apprend. Pour le candidat, c’est plus une question d’envie, de motivation et de désirs profonds. Pour soi et pour autrui. Il suffit souvent de s’ouvrir aux autres pour s’apercevoir qu’on peut déceler des opportunités professionnelles un peu partout, peu importe le nombre de cheveux qu’on a sur la tête.

3 – La sensation de perdre le contrôle sur son corps

Les personnes en situation de perte de cheveux se plaignent aussi que la façon dont ils paraissent ne correspond pas à l’image qu’ils ont d’eux-mêmes. Cela se produit surtout lorsque quelqu’un commence à perdre ses cheveux tôt, en fin d’adolescence ou dans la vingtaine. Mais c’est autant un problème pour les personnes ayant toujours eu une tête pleine de cheveux depuis des années qui voient leurs cheveux s’en aller de façon inattendue à l’âge mûr. Et c’est d’autant moins bien vécu si elles étaient habituées à recevoir des compliments sur leur cheveux.

En toile de fond, on ressent une sorte de décalage entre la perception de soi-même et l’image que l’on renvoie. C’est là un autre ressenti commun face à la calvitie. On a l’impression de perdre le contrôle sur son corps. Comme lors du processus de vieillissement.

Les cheveux sont une des rares parties du corps que vous pouvez réellement manipuler. Vous pouvez les laisser pousser pour les avoir longs, les couper, les agiter, les teindre ou les tirer en arrière dans une queue de cheval. Ils servent à une forme d’expression de soi. Quand les gens commencent à perdre cette forme d’expression de soi, ils peuvent devenir déprimés et renfermés.

Mais tout le monde ne réagit de cette façon. Les gens réagissent très différemment à leur perte de cheveux. Certains la considèrent seulement comme une nuisance mineure et d’autres vont la trouver si dérangeante qu’ils ne se montreront pas en public sans couvrir leur tête. Là encore, ça a un rapport avec l’état psychologique et l’environnement psychosociologique au moment des faits.

La calvitie commune est un processus qui prend plus ou moins de temps, se manifeste plus ou moins selon la génétique et les hormones de chacun. Elle génère plus ou moins de stress selon les individus. Et comme dans toute situation vécue comme un choc ou un traumatisme, l’individu peut passer alternativement par des moments de crise ou des phases de décompensation avant d’aboutir à un état d’acceptation et au lâcher prise. Il ne faut pas hésiter à consulter pour parler de son ressenti. Il est normal de chercher à s’informer pour mieux comprendre.

4 – Devoir supporter les blagues sur les chauves

Une des choses qui rend difficile le fait de devenir chauve, c’est que, pour une raison ou une autre, les gens estiment que les commentaires ou les plaisanteries sur les chauves sont normales et bien tolérées. Et elles peuvent émaner de personnes qui n’oseraient pas blaguer sur l’aspect de la peau ou sur quelqu’un qui boite ou ayant un trait physique particulier.

C’est bizarre mais c’est ainsi. De nombreux anthropologues ont montré que ce type de plaisanteries n’est rien d’autre qu’une forme de socialisation entre individus. Ce n’est pas parce que les gens commentent ou ironisent sur votre calvitie qu’ils vous jugent ou se soucient vraiment beaucoup du sujet. C’est juste que ça semble socialement acceptable ou accepté d’en parler. Apprenez à en rire en révisant vos blagues sur les chauves et construisez-vous votre propre catalogue de « réponses toutes faites » pour montrer votre sens de l’à propos ou de la répartie. Histoire de montrer que vous n’avez pas que des cheveux et qu’il y en a sous le chapeau…

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C’est grave docteur ?

La chose importante à retenir c’est que la calvitie est quelque chose de commun et banal. C’est vrai que c’est beaucoup plus acceptable avec l’âge, mais c’est généralement moins important pour les autres personnes qu’on a tendance à le penser. Une personne ne se résume pas à son nombre de cheveux.

Cela dit, il n’est pas déraisonnable d’être en colère de devenir chauve. Heureusement, pour ceux qui sont gênés par leur calvitie, il existe maintenant d’excellents médicaments pour limiter la perte de cheveux et d’excellents traitements chirurgicaux pour restaurer les cheveux une fois qu’ils sont partis.

En cherchant des solutions contre la calvitie, les jeunes hommes considèrent souvent l’option chirurgicale en premier. Ils s’évitent ainsi l’idée d’avoir à prendre un médicament «à vie» en se persuadant que la chirurgie sera une solution permanente à leur problème. Souvent ils ne réalisent pas que la chirurgie à un jeune âge peut créer beaucoup plus de problèmes qu’elle en corrige. Malheureusement, ces jeunes, en état de panique, peuvent être la proie de médecins peu scrupuleux dont les pratiques sont construites pour «vendre» de la greffe capillaire à ceux qui dans un état émotionnel fragile.

Il est de la responsabilité du médecin de s’assurer que le patient en souffrance fait des choix éclairés et comprend les implications à long terme de n’importe quel traitement – en particulier la chirurgie. Pour ces jeunes patients, il est souvent prudent de ralentir le processus de prise de décision. Ceci peut être accompli par de multiples consultations pour souligner l’importance de la thérapie médicamenteuse et, lorsque c’est pertinent, d’inclure aussi des parents ou d’autres personnes dans la chaîne de décision. Le médecin doit permettre au patient de réfléchir sur la situation et les décisions à prendre – et ne devrait jamais se précipiter pour opérer.

Les patients plus âgés sont souvent plus délibérés dans leur décision de subir une greffe de cheveux. Beaucoup ont envisagé la procédure pendant un certain temps avant de s’y engager. Ils comprennent les enjeux d’une prise de décision chargée d’émotion. Ils ont souvent cherché à obtenir des informations exactes et à trouver un médecin de confiance. Ils mettent souvent en balance les différentes options de manière plus approfondie. Les facteurs extérieurs peuvent finalement faire pencher la balance en faveur d’une intervention chirurgicale. Les facteurs de décision peuvent inclure la recherche d’un nouvel emploi, un divorce ou tout simplement la disponibilité de ressources financières. Alternativement, cette décision peut aussi refléter le plaisir d’une personne confiante et sûre d’elle-même qui souhaite s’offrir un extra à elle-même.

Lorsque la calvitie devient une obsession, il est rare que les traitements médicaux ou la chirurgie satisfassent son besoin de perfection. Dans les situations où la réaction émotionnelle dépasse de loin le degré de calvitie ou lorsque les attentes du traitement dépassent plus que ce qui peut être réalisé par les technologies existantes, un soutien psychologique est à privilégier.

Bien que chaque motivation individuelle puisse varier, il n’est pas déraisonnable pour les personnes de tout âge de vouloir améliorer leur apparence. Et il est difficile de nier l’impact que les cheveux jouent à cet égard. Toutefois, la décision de s’engager dans un traitement ou de passer sur la table d’opération doit être faite avec une tête claire, un objectif spécifique et avec autant d’informations factuelles que possible.

Commentaires 10

  1. La calvitie crée tous ces complexes chez les hommes au début. Mais je pense que cela disparaît avec le temps. On finit toujours par assumer au final et on se sent bien mieux dans sa peau.

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  3. C’est faux. La calvitie ne s’assume pas avec le temps. Elle constitue un défaut physique incontestable. Ce défaut n’aide pas à donner la meilleure image de nous-même et c’est pour cette raison que des atouts seront nécessaires pour compenser les défauts dont fait partie la calvitie. Ces atouts comme avoir une bonne tenue vestimentaire ou une musculature avantageuse vont avoir pour effet d’atténuer la perte de confiance en soi et l’estime de soi, qui seront retrouvés si celui qui en est atteint a été accepté, c’est-à-dire validé par autrui.

    En effet, la calvitie ne s’accepte pas. C’est contre-nature et le complexe est naturel. Elle se fait acceptée, ou pas, par les autres. Or, pour la faire accepter aux autres, il faut contrecarrer le message véhiculé par la calvitie qui sous-tend l’idée de faiblesse d’un mâle dominé. Ce n’est donc qu’en étant attrayant physiquement et/ou financièrement que c’est possible. Jason Statham ou Bruce Willis ont cette capacité à faire accepter aux autres leur calvitie. Leur compte en banque, leur popularité et leur force physique impliquent une respectabilité et un potentiel de séduction au top vis-à-vis de la gente féminine. Ils tiennent également en respect les gars.

    A contrario, le chauve avec des revenus modestes et un physique banal n’a pas d’atouts significatifs pour faire accepter sa calvitie. Cette dernière est donc plus visible et le chauve est complexé d’être vu par les autres comme un mâle faible. Sont complexés, les gars qui n’ont pas d’atouts pour dégager suffisamment d’énergie et de puissance pour infirmer le message de la calvitie selon lequel vous n’êtes pas un mâle fiable, donc dominant. La preuve, lorsque vous mettez un chapeau, c’est pour cacher ce message publique de faiblesse. Ou bien, lorsque vous commencez à avoir une apparence physique attrayante, vous vous rendez compte que vous suscitez plus de désir auprès de la gente féminine et de respect vis-à-vis de la gente masculine.

    Et puisque la calvitie est un défaut physique que la technique d’aujourd’hui peut résoudre, pourquoi y a-t-il encore des chauves ? C’est parce que c’est onéreux. La calvitie c’est donc un problème d’argent. Si vous avez les moyens de payer une greffe et que vous êtes opérable, la question ne se pose pas : la greffe est automatiquement la voie naturelle pour mettre fin à ce défaut. Les riches ne s’en privent pas, exactement comme les femmes qui perdent la couleur naturelle de leurs cheveux et qui recourent automatiquement aux colorations car c’est financièrement abordable. La question ne se pose pas. Donc, si la greffe présente un coût abordable, il est clair que vous ne verrez plus de chauve dans les rues comme vous voyez très rarement des femmes aux cheveux gris (notons que certaines choisissent volontairement de ne pas faire de couleur). Ainsi, si vous n’avez pas les moyens financiers alors que vous êtes opérable ou que vous ne le soyez pas, la calvitie ne peut être que subi, on ne peut pas l’assumer à moins que vous ayez d’autres atouts significatifs pour compenser et donc la faire accepter. Mais c’est mieux d’économiser pour ceux qui sont opérables tant que la méthode chirurgicale est la seule solution efficace bien sûr. C’était juste mon opinion. Merci.

    1. Auteur
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      Bonjour Bertini et merci de partager votre opinion ici.
      Je trouve votre point de vue très intéressant car il est sans concession.
      Nul doute qu’il intéressera d’autres lecteurs.
      Bonne continuation.

    2. Salut bertini t’as fait une synthèse du problème, mais cependant il faut arreté de toujours cherché à faire certaines choses pour plaire a la gente feminine.. Il faut faire les choses pour soit d’abord t’as pas besoin de plaire a la gente feminine mais à une seule celle que le destin aura choisi pour toi.. ET CROIS MO celle là ne remarquera meme pas ce detail

    3. Bonjour,
      Je vous remercie pour ce commentaire très pertinent et complet.
      Je suis tout à fait en accord, chacun est impacté différemment par ce phénomène et, pour ma part, je conseille aux personnes dans cette situation (je fais partie de cette catégorie) de recourir à un accompagnement psycholoqique afin de trouver des solutions constructives.

  4. J’ais des cheveux blond que je kife a fond j’ai commencé a les perdre a 19 ans mais aujourd’hui j’ai 21 ans avec une forte évolution deux gros golfe sur le crâne et que je vois mes potes qui on une belle texture et qui arrivent a séduire ceux qu’il veulent. Et ya moi qui galère. Depuis 2 ans j’ai l’impression d’être en guerre sur moi même,j’ai complètement changé j’essaye d’être solide mentalement. Parfois ya des hauts et des bas en confiance en sois.Un des remèdes que j’arrive a me sentir mieux c’est de dépasser ces limites , faire des choses qu’on a jamais durant notre vie. J’ai peut-être une calvitie mais je suis une personne qui profite a fond de la vie. Grâce a cette méthode il ya du vécu et sa permet par la suite d’ avoir une conversation bien enrichissante en vère une personne.

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